- Témoignages -

 

 

----- Original Message ----- From: papet.bruno To: jeanjaures@pplication.fr.st  

Sent: Monday, October 06, 2003 6:36 PM

Subject: jean jau

       

Bruno PAPET Commandant honoraire de Police - Conseil et concepteur en formation professionnelle

Formateur en sécurité publique et privée   e-mail  papet.bruno@wanadoo.fr    

 

Deux Frères, Flic et Truand - Bruno et Michel Papet Flammarion

L’Adonis fardé et le vieux Truand  -  Bruno et Michel Papet

Le vieux Chêne et la petite Prostituée - Bruno et Michel Papet

La Marginale - Bruno Papet (en cours d’écriture)

Quelle émotion ! Quel plaisir ! J’avais déjà eu la joie d’être invité en 2000 par Monsieur Barbe à retrouver les locaux chers à notre enfance, notre irremplaçable école Jean-Jau !

Une seconde occasion m’est donnée. Je ne risque pas de m’y soustraire, regrettant seulement d’être encore en déplacement à Paris le 17 octobre. Mais je sauterai dans le TGV de 18 heures 30 qui devrait me déposer à LYON dans les temps pour vous rejoindre au bal et au buffet avec mon amie. Nous ne verrons malheureusement pas l'illumination pyrotechnique, mais je suis bien certain de ne pas rater la reconstitution d'une classe version 1933 dans la semaine.

Monsieur Perret, encore Directeur en 1952, remplacé par Monsieur Sornay, nous arrivant de Fontaines-sur-Saône je crois, qui m’a porté jusqu’au certificat d’études, ce diplôme permettant de passer bien plus tard devant moult bachelier… Monsieur Baillet mon excellent Maître blond et sa charmante épouse, Maîtresse brune de la maternelle, couple efficace et attachant… Monsieur Roux notre prof de gymnastique qui nous a laissé quelques souvenirs cuisants au niveau des genoux et des paumes de la main quand il nous faisait traverser la cour à quatre pattes, en partie goudronnée avec ses gravillons… L’école des filles fréquentée par mes sœurs aînées, que l’on apercevait dans la cour de récréation… L’entrée des garçons qui était franchie chaque jour par mon grand frère Michel lequel se demandait de quelle punition il allait encore écoper, puisque c’était son lot de garnement… La voie ferrée que nous longions le soir pour rejoindre nos H.B.M. devenus H.L.M. à Montessuy, avec toutes les farces que nous pouvions commettre au détriment des malheureux ouvriers à vélo qui rentraient à la nuit par le sentier barré à l’aide d’un amas de pierre provenant du ballast… Quelle excitation et quels fous rires quand nous détalions à travers les champs de choux de l'autre côté de la voie en direction de la rue Pasteur après les vociférations de nos victimes !

Mais si vous décidez de publier ces souvenirs si fort ancrés dans nos cœurs, je dois modérer mes élans et souhaiter rencontrer mes copains, mes amis ce soir du 17 octobre.

à vendredi !  Bruno Papet, né le 14 décembre 1943 à Lyon 2è, habitait à Montessuy.


----- Original Message -----

From: jocelyne brajon

To: jeanjaures@pplication.fr.st

Sent: Monday, October 06, 2003 10:08 AM

Subject: 70 ans Ecole Jean Jaurès


Parent d'élèves depuis un certain nombre d'années à l'école Jean-Jaurès, c'est avec plaisir que je participerai aux 70 ans de l'école tant sur le plan matériel que sur le plan relationnel. J'ai toujours eu de très bons contacts avec le milieu enseignant ainsi qu'avec le Directeur Michel Barbe qui s'investit beaucoup pour cette école. Il sait être ferme tout en étant à l'écoute des adultes et des enfants. J'ai même des liens étroits  avec certains enseignants que j'apprécie beaucoup. Mes enfants Nelly, Florian et maintenant Elodie qui est en classe de CM1 chez Mme Marioni se sont toujours plus dans cette école et aiment bien y aller.

Personnellement, j'aurai un pincement au coeur lorsque que je devrai la quitter quand mes enfants ne la fréquenteront plus mais j'aurai toujours plaisir à venir sur cette place  symbole de la vie et j'espère que j'aurai encore des contacts avec le personnel enseignant. Même si parfois, certains échanges lors de réunions sont plus difficiles parce que les avis sont différents pour moi j'en garde de la satisfaction car c'est souvent en échangeant avec l'autre que l'on grandit et j'ai toujours trouvé que l'on pouvait échanger  à Jean Jaurès (même si on trouve que je parle trop !!!!). Je souhaite de tout mon coeur que cet anniversaire se passe bien et je remercie d'avance le corps enseignant et Monsieur Barbe pour le travail pédagogique que cela demande afin de mener à bien cette journée.

 

Je terminerai par cette petite chanson adaptée d'un auteur connu il y a quelques années (à vous de trouver,  c'est l'énigme du jour). 

 

Il y a 70 ans déjà

Il y a 70 ans à peine

Ma mémoire est incertaine

Mais mon coeur lui, n'oublie pas.

Une école d'application

Des enfants pour la 1ère fois

Qui crient et se déchaînent

Au rythme de son pas.

 

Au plaisir de vous revoir tous.

 

"On ne cesse pas d'être seul parce qu'on se rassemble.

On reste seul quand on ne partage pas un grand projet commun."

 Martin Gray

 

 

Mme Jocelyne Brajon

Maman d'Élodie et représentant des parents d'élèves Peep.

 

 


 

 ----- Original Message -----

From: Rivelclaudius@aol.com

To: jeanjaures@pplication.fr.st

Sent: Thursday, October 09, 2003 8:07 PM

Subject: Souvenirs


Souvenir, souvenir...
Qui se souvient de Lustucru, lapin blanc tacheté de noir, arrivant chaque matin en classe, dans son panier d'où il sortait la tête ?
Que de mots il nous a appris, que d'histoires il nous a écrites ou racontées !
Ce que Monsieur l'Inspecteur n'a pas compris, venant un samedi (et oui, nous avions classe le samedi !), c'est l'absence de Lustucru. Heureusement, les élèves se sont chargés de lui dire : " Tu ne sais pas que le samedi, Lustucru se repose dans le jardin pendant, qu'à  l'école nous relisons tout ce qu'il a fait pendant la semaine ! " Après ça, que répondre ?
La même année, la classe (double section CP-CE1) a connu les débuts de l'informatique à  l'école : se mettre à  4 par poste pour tracer des figures géométriques avec un ordinateur, c'était formidable !
C'est le passé...On ne l'oublie pas.

Yvonne RIVEL
Institutrice à  Jean-Jaurès de 1969 à 1986

maman de Mme Sylvie Merle, élève puis Parent d'élèves aujourd'hui (Pierre-Alexandre et Emilie), représentant des Parents d'élèves P.E.E.P.

 

 


Souvenirs de M. Serge Lhomme, gardien du Groupe Scolaire Jean-Jaurès de 1971 à 1999


C’est en octobre 1971, que la Mairie de Caluire m’a donné la charge du groupe Scolaire Jean-Jaurès. Je fus donc le premier gardien. C’était M. Baillet, qui cumulait jusque là les fonctions de Directeur de l’école de garçons, d’Instituteur et de Gardien !
Il fut très heureux de me remettre l’imposant trousseau de clés de l’établissement.
Étant serrurier de formation, chaque porte trouva rapidement son sésame.
J’eus la chance, avec ma famille, de prendre possession d’un logement de fonction neuf, qui m’était attribué dans la toute récente école maternelle, rue Nuzilly.
En Primaire, les locaux libérés par la Maternelle devinrent par la suite Gymnase, Salle de Musique et Salle Informatique.

Par un beau matin d’automne des années 90, la chasse venait d’ouvrir à Caluire…lorsque des daims, échappés d’une propriété des bords de Saône, passèrent dans les rues proches de l’école, et semèrent la panique entre les voitures, à l’heure de la rentrée des classes. Rapidement, la chasse à courre s’organisa, avec l’aide du Papy-Traffic (le regretté Monsieur Raynaud, qui faisait traverser les enfants devant l’école) et de la Police Municipale. Nous avons, après quelques ruses, réussi à bloquer l’un des animaux dans la montée d’escalier de la chaufferie de la maternelle et à charger cette bête affolée dans une camionnette des services de Police. Le chauffeur, peu rassuré, conduisit l’évadé dans son enclos, après maintes péripéties. Les autres daims occupèrent pour la journée, pompiers et vétérinaires de la caserne de Sathonay.

En vieux lyonnais, comme dirait notre ami Guignol à la mère Cotivet :
« Et ben, ma bonne mame ! Nos gones ont ben de la chance de se remplir le caillou dans cette école de dessus le plateau de la queue Rousse ! »

Là-bas, la Tour de la Part-Dieu déchire le ciel, ici, le clocher de l’école se pare d’or.
Pour moi, il est temps de refermer le vieux cahier jauni et de souffler un peu.

 


Témoignage de Claudette ROCHER, élève de l’école Jean JAURES, de 1943 à 1945

J’ai dû passer 2 ou 3 ans à l’école Jean JAURES, après avoir fréquenté la Maternelle dans un rez-de-chaussée d’HLM à Montessuy et les classes suivantes dans les bâtiments préfabriqués toujours à Montessuy.

Il me semble avoir fait une dernière année, à Jean JAURES, en CM1. Je suis ensuite partie, en 7ème, au lycée Edouard HERRIOT (ex-Edgard QUINET) à l’issue de l’année scolaire 1944-1945.  Ce sont des souvenirs de fin de guerre avec le plus beau cadeau de Noël jamais reçu à l’école : un sac en papier transparent, bruissant et irisé, contenant une pomme rouge, une orange et des sucres d’orge multicolores. Un émerveillement !

A l’époque, pas question de mères nous attendant à la sortie de l’école et encore moins de voitures. On faisait gaillardement, tous les trajets à pied, de Montessuy à l’école et retour, parfois en « coupant » par la voie ferrée (La voie verte actuelle), mais il me semble bien qu’il y avait une interdiction parentale ! Et je me revois avec toute la classe le long de la rue Coste pour aller chanter ou prendre un cours de chant, mais où ?  Il me semble aussi me souvenir d’un monsieur Robert…

Autre souvenir : la commémoration de la fin de la guerre, devant l’école, avec un grand (garçon naturellement) récitant : « ceux qui pieusement sont morts pour la patrie, ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie » Et jean MASSON (l’ami d’enfance et écolier là) me dire : « je l’aurais mieux récité que lui » A cette occasion, sans doute, on nous avait demandé d’apporter le plus possible de nos livres pour ces pauvres petits lorrains et alsaciens ne connaissant ni ne parlant le français, obligés qu’ils avaient été de parler allemand. A l’époque, cela m’avait paru très bizarre.

AUTRES SOUVENIRS DE Lucette BREVET/BOURGEOIS

- Le livre de lecture de base était : Nicolette et Nicolas au Bois Charmant.
- Pendant la guerre, nous utilisions pour compter des capsules de bouteilles en liège. Les capsules étaient peintes pour les dizaines.
- Calcul mental : résultats à inscrire sur l’ardoise et à montrer… SANS BRUIT.
- Taille crayons collectif, à manivelle, fixé sur le bureau de la maîtresse.
- Les pages déchirées étaient recollées avec le « papier collant » des pages de timbres. Le scotch était inconnu...
- On n’avait pas le droit de rentrer à Montessuy par le chemin longeant la voie ferrée : il était trop étroit et il y passait un peu plus de 20 trains par jour. Il existait un passage à niveau (avec une gare) au bout de la place devant l’école.

 


Souvenirs de Mme Maria Lhortolat
(ancienne élève sous le nom de Maria Inzirillo, de 1975 à 1980)

 

Voici en quelques strophes un poème composé par mes soins il y a quelques années, à l’occasion d’un concours de poésie où le thème à respecter était celui de la couleur; en hommage à l’école Jean Jaurès au sein de laquelle j'ai vécu des moments merveilleux et inoubliables. Je dédie ce poème à mes institutrices d’alors Mmes Armando, Marty, lrisson, Bardin, Vivier
Mme Soustrault venait avec son piano électrique et rayonnante de passion, pour nous donner les cours de chant et de musique: grandiose !... Une pensée également pour l’école maternelle sous la direction de Mme Costa, tendre, efficace et dévouée. Là aussi, ma mémoire reste intacte et je garde en l’esprit les grands rideaux bleus d’alors, que les maîtresses tiraient les jours d’orage ou de grand soleil.

Cette école, m’a donné le goût des études et l’amour du travail bien fait. Mes enfants sont inscrits à la maternelle Jean-Jaurès, non par hasard. Je leur souhaite de se forger des souvenirs aussi profondément agréables que les miens.

École

Sur le grand tableau vert, nous regardions tracer,
Les « a », les « i », les « o », par une main de maître,
Aussi, tirant la langue, et l’esprit concentré,
Nous tentions, nous aussi, de les faire apparaître.

Le petit cahier bleu recevait les dictées,
Promenades champêtres ou souvent forestières,
Chaque mot résonnait à notre ouïe exercée,
La nature égrenait orthographe et grammaire.

Le rouge, flamboyant, sanctionnait nos erreurs,
Tendres étourderies parsemant nos copies
La couleur du savoir, celle du Professeur,
Contraste permanent entre grands et petits.

Le cahier de calcul était, lui aussi, rouge,
Régulier et précis, pas même une rature,
C’était un instant grave, ou pas un enfant bouge,
Exercice tranchant, imposant sa droiture.

Le vert se dessinait par delà les fenêtres,
Ou dans la cour d’école, bien abritée du vent,
Platanes ondulants, contemplant nos jeunes êtres,
Présents dans tous nos jeux, ou bien dans nos tourments

Nous ramassions souvent, à l’automne, vos feuilles,
Et les tendions, tous fiers, à nos belles mamans,
Vert, jaune, rouge, marron ... en franchissant ton seuil,
École, l’on emportait la nature en chantant.

 


----- Original Message -----

From: jerome levarlet

To: jeanjaures@pplication.fr.st

Sent: Sunday, October 12, 2003 11:26 AM


LES ANNEES JEAN JAU...

 

 

Septembre 1968, je rentre au CP....

 

Avec Mme JAMBELIN,

Il fallait veiller à l'état de nos mains,

et surtout avoir les ongles courts et sains.

C'est aussi cette année là que nous avons appris à nous laver les dents.

Ah, le verre en plastique vert que je l'ai gardé longtemps.

 

En CE 1, ce fut Mme ROSSET,

Cheveux déjà blancs, yeux bleus perçants

Que c'était impresssionnant.

Mais que nous aimions notre classe mal chauffée

Du local préfabriqué,

Et notre maîtresse aux méthodes d'enseignement bien éprouvées

Mais qui allaient nous servir des années.

 

Puis vint le CE2 avec M. GUEDJ.

Première télé,

Sévérité,règle sur les doigts en cas de sottise

Et pour l'instit, blouse grise.

 

Le CM 1 avec Mlle COMAZI

ne m'a pas laissé de souvenirs marquants

en dépit d'un très bon enseignement.

 

Enfin arriva le CM 2 avec M. ZANA.

Homme original, avec qui nous apprîmes à chanter

Les Poppies avec nos voix de fluets.

C'est lui qui nous prépara à la 6ème classe redoutée

Et dont le jeu était de nous surnommer.

C'est ainsi que j'ai hérité du nom de Levarlet Davidson

Durant une année.

 

Il y avait aussi M. HIVERT,

notre moniteur d'éducation sportive que je n'oublierai jamais, lui qui est parti trop tôt.

 

Puis il fallut rejoindre le collège Charles Sénard....

 

Ah les années Jean Jau...

C'était trop bien ,c'était trop beau......

 

Et quelques années plus tard, mes enfants prirent le relais

me permettant de prolonger ces belles années passées à Jean Jau.

 

                                    Jérôme LEVARLET

                                    Elève à vie de Jean Jaurès

                                    Né le 12 février 1962

 


----- Original Message -----
From: CORINNE SAGE PEULET <psc@free.fr>
To: <jeanjaures@pplication.fr.st>
Sent: Friday, October 10, 2003 9:50 PM
Subject: Un petit bonjour

Un petit bonjour, c'est ce que je souhaite dire par ce petit message à mes anciennes maîtresses. Nous sommes en 1975, ça y est, je suis en CP à la "grande école". Mon cartable dans le dos, me voilà partie pour quelques années du côté "filles". Je me souviens de cette grande cour où nous jouions aux billes, à l'élastique, à la poupée Barbie ; je me souviens de la salle de gymnastique où j'ai fait mes premiers apprentissages du sport (ce n'est toujours pas mon truc!) ; et je me souviens aussi de mes institutrices:

- Madame Armando, qui m'a accueillie à 6 ans 1/2 dans sa classe du cours préparatoire et m'a donné l'envie d'apprendre.

- En CE1 avec Madame Rivel j'ai confirmé que j'aimais aller à l'école.
- Madame Marty en CE2 a du s'absenter quelque temps et son remplaçant m'inquiétait et me faisait rire en même temps ; il lançait des éponges et des craies sur les élèves qui bavardaient. Heureusement, j'ai été opérée de l'appendicite cette année là et je ne suis retournée en classe qu'au retour de mon institutrice.

 

- Madame Hirisson : Madame La Directrice. Cette année de CM1 fut marquée pour moi par l'apprentissage, fort laborieux, de la natation à la piscine de Caluire.

 

- Rien qu'à l'idée d'aller en CM2 dans la classe de Madame Vivier, j'étais terrorisée. Cette appréhension n'était pas du tout fondée car j'ai passé une excellente année avec cette institutrice qui nous a très bien préparés pour l'entrée au collège et qui nous a accompagnée un mois en classe de neige.

Jean Jaurès de par sa situation géographique à l'entrée de Caluire juste à la sortie du Métro, reste pour moi, La Grande Ecole de Caluire, celle qui vous accueille à votre arrivée sur la commune.
Je suis très fière d'avoir été scolarisée dans cet établissement et encore plus d'avoir la joie d'y accompagner chaque matin mes propres enfants.

Corinne SAGE
Maman d'Amélie et Clément PEULET ( CE1 et petite section maternelle)



 Chère Ecole Jean-Jaurès,

Après avoir effectué des surveillances de cantine et d'étude du soir, après avoir accompagné une classe de neige et une classe de découverte linguistique, après être montée pour la première fois sur l'estrade pour donner une leçon à une classe de CM2 (au passage, merci à Mme Monique DEROUEN), tout cela grâce à toi, je suis bien heureuse de venir te souhaiter un joyeux anniversaire pour tes 70 ans. Tu as encore de bien belles années devant toi.

 

Merci pour tout ce que tu as fait pour moi

et merci pour cette belle soirée d'anniversaire que tu nous as offerte.

 

A très bientôt,
Elisabeth BARBE, professeur des écoles (grâce à toi ?)

 


 

----- Original Message -----

From: Sybrumerle@aol.com To: jeanjaures@pplication.fr.st Sent: Monday, October 20, 2003 9:04 PM

Subject: Je me rappelle ...


       J'ai commencé l'école maternelle alors que les bâtiments de la Rue Nuzilly n'existaient pas...

       Ma 1ère année d'école maternelle fut donc dans la salle de musique actuelle et la cour de récréation était sur une partie de la place, alors entourée de barrières en ciment. Une de nos attractions de la récréation de l'après-midi, était  le passage du train sur ce que nous connaissons maintenant, comme la voie verte. La gare existait encore et se trouvait vers la station de taxi.
       Après cette 1ère année, nous avons intégré la nouvelle école ! Que de changements, surtout que tous les travaux n'étaient pas terminés... Ma dernière année de maternelle s'est déroulée dans les "préfas " : il fallait faire attention lorsque nous descendions dans la cour car les marches n'étaient pas adaptées aux petites jambes...
      
       Retour ensuite en élémentaire, mais côté "filles". C'était la 1ère année où l'école était mixte... dans ma classe, il y avait UN garçon, Bernard... ensemble, nous avons fait le CP et le CE1 en 1 année dans la classe de Madame RIVEL, ma maman.
Ce n'était pas toujours facile d'être la fille de la "maîtresse" car il fallait "assumer" ! Mais que de bons souvenirs, car en plus de l'apprentissage "classique" c'était la classe des leçons de choses !
       Madame Soustraut venait toutes les semaines dans les classes avec son petit piano électrique nous donner le cours de chant. Nous avons aussi eu la chance d'avoir la visite de son fils, Bernard Soustraut, trompettiste de grande renommée, pour nous faire les bruits, les plus étranges qu'on puisse faire avec une trompette. Que d'étonnements et d'émerveillements !
       Madame IRISSON, était notre maîtresse de CM1... elle avait la lourde tâche d'assumer également la direction de l'école (ex-côté filles, uniquement). Nous espérions les rares moments où on nous apportait le poste de télévision où nous pouvions regarder  (en noir & blanc) des reportages sur la nature. Tous les rideaux étaient tirés, on s'imaginait au cinéma...!
       Je me rappelle de Madame Naudé, la "dame de service", comme on disait à  l'époque qui était souvent là pour nous dire un petit mot gentil, nous apporter un petit réconfort lorsque la maîtresse nous avait grondés de façon "totalement injuste"
       Je me rappelle des fêtes de l'école... un grand podium était dressé dans la cour : tous les élèves pouvaient ainsi donner leur représentation et ce grâce, entre autre  à  Mireille Molina, notre monitrice de sport... Les costumes  et les décors étaient réalisés tout au long de l'année, en classe, par les enseignantes, par les mamans à un travail de longue haleine !
       Il y avait aussi la fête des CM2, qui avant le départ définitif, faisaient un petit spectacle "d'au revoir" pour les "petits". C'est pas facile de se quitter, de se perdre de vue...

       Maintenant que je suis maman de 3 enfants  (un en maternelle, une en CE1 et un en 6ème), je pense avec émotion à  toutes ces années passées à  l'école.  Cela me fait bizarre lorsqu'une dame que je croise dans la cour ou sur la place me dit : "il me semble vous connaître... vous ne seriez  pas la fille de ma maîtresse de CP (ou CE1)?" Finalement, je n'ai pas dû tant changer que ça !!!

       Un grand merci à Monsieur BARBE pour tout le travail et le temps passé à  la préparation des 70 ans de Jean-Jaurès.

       Pierre-Alexandre est venu à la célébration avec la joie de revoir ses copains de CM2, mais avec néanmoins un pincement au coeur, de ne pas être parmi eux : un petit regret pour cette année "sautée" ? Toutes nos félicitations à Françoise qui a su intéresser les enfants à  des chants d'une autre époque et qui a fait de la Marseillaise un tube, chantée quotidiennement par Émilie. Antoine, du haut de ses 2 ans 1/2 a lui aussi été émerveillé par les éclairages de la façade ainsi que son "embrasement".

Un grand bravo à  Monsieur BARBE (et oui, c'est encore lui) qui a fait renaître cet été, le site internet de l'école ! C'est devenu un site vivant et intéressant, à  jour et instructif.
Il permet de témoigner, de se souvenir, de partager et pourquoi pas de se retrouver ?


Sylvie MERLE (née RIVEL)
élève de 1971 à  1978
Maman de Pierre-Alexandre, Émilie et Antoine
Représentant des Parents d'élèves P.E.E.P.
 

 

 

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